Merette Khalil 1,2 *, Kashi Barbara Carasso 2 and Tamar Kabakian-Khasholian 3 | 1 Your Egyptian Doula, Cairo, Egypt, 2 International Course for Health and Development, Health Unit, KIT Royal Tropical Institute, Amsterdam, Netherlands, 3 Department of Health Promotion and Community Health, Faculty of Health Sciences, American University of Beirut, Beirut, Lebanon

Globally, over a third of women experience disrespect and abuse (D&A) during childbirth, and in the Eastern Mediterranean Region (EMR), women's narratives reveal the normalization of obstetric violence (OV) in intrapartum care. To ensure respectful, rights-based, and evidence-based childbirth in the EMR, multi-sectoral and multi-level actions are essential. Recommendations should be tailored to country-specific contexts, focusing on advocacy, education, and empowerment at individual and community levels. At the health facility and system levels, cultural and infrastructural changes are needed, including multi-disciplinary team approaches and cultural competency training for health workers. Implementing WHO recommendations, such as reducing routine interventions and providing adequate pain relief options, is crucial. Strengthening health information systems and referral pathways can alleviate overcrowding and improve patient flow. Establishing mechanisms to report abuses and integrating public health experts into management teams are vital for accountability. Generating evidence and conducting research to document experiences and measure intervention impacts are necessary. Policymakers must prioritize eliminating OV to ensure dignified, respectful maternal care and improve health outcomes.

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CAMBOGIA

Clémence Schantz,a Kruy Leang Sim,b Ek Meng Ly,b Hubert Barennes,c,d So Sudaroth,b Sophie Goyete | a Centre Population & Développement (CEPED)-UMR 196: IRD (Institut de Recherche pour le Développement) and Université Paris Descartes, Paris, France. Correspondence: clemschantz@hotmail.com b Calmette Maternity Hospital, Phnom Penh, Cambodia c ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le VIH et les Hépatites), and Epidemiology Unit, Pasteur Institute, Phnom Penh, Cambodia d Isped (Institut de Santé Publique d’Epidémiologie et de Développement), Centre INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) U897-Epidemiologie-Biostatistique, Université de Bordeaux, Bordeaux, France e Independent Researcher, Annecy le Vieux, France

L’épisiotomie, documentée pour la première fois en 1741, s'est largement développée au XXe siècle, mais il a été démontré qu'elle n'est pas efficace pour réduire les traumatismes périnéaux graves et peut être dommageable. Une étude réalisée en 2013-2014 à Phnom Penh, Cambodge, a examiné les raisons pour lesquelles cette pratique systématique persiste. Elle comprenait une analyse des dossiers médicaux de 365 patientes, parmi lesquelles 94,5% avaient subi une épisiotomie, ainsi que des entretiens avec des professionnels de santé et de jeunes accouchées. Les motivations citées incluaient la peur des déchirures, des croyances sur les caractéristiques physiques des femmes asiatiques, le manque de temps en salle d’accouchement surchargée, et des perceptions esthétiques. L'étude recommande une politique restrictive sur l’épisiotomie et une meilleure information prénatale pour les femmes enceintes.

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Clémence Schantz, « ‘Cousue pour être belle’ : quand l’institution médicale construit le corps féminin au Cambodge », Cahiers du Genre 2016/2 (n° 61), p. 131-150. DOI 10.3917/cdge.061.0131

La périnéorraphie est une pratique chirurgicale biomédicale visant à resserrer fortement le périnée des femmes après un accouchement par voie basse. Au Cambodge, cette pratique, à travers l'institution biomédicale, façonne un corps féminin conforme à des représentations genrées, où le corps féminin, perçu comme faible et vulnérable, est modifié pour répondre aux attentes du corps masculin. Cet article montre que, en conformant les femmes à leur rôle d'épouse, l'institution biomédicale participe à la reproduction de structures sociales genrées. Il interroge également les motivations des acteurs, notamment des soignantes, qui croient rendre service aux femmes par cette pratique.

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2020, Modeler son sexe au Cambodge pour «garder son mari à la maison»

Clémence Schantz est sociodémographe et mène des recherches sur les logiques sociales qui déterminent les pratiques biomédicales autour de l’accouchement. Après avoir montré avec sa recherche doctorale que les pratiques obstétricales construisent et façonnent le corps féminin au Cambodge, elle a mené une recherche postdoctorale sur la pratique de la césarienne et les violences institutionnelles au Bénin et au Mali. Elle conduit aujourd’hui des recherches sur les violences de genre en structures de santé et développe notamment des recherches sur la circulation des violences et des pratiques gynéco-obstétricales en santé entre l’Asie et l’Afrique. Clémence Schantz est chercheure associée au Ceped UMR 196 (IRD-Université Paris Descartes).

La périnéorraphie au Cambodge est pratiquée sur des femmes jeunes et en bonne santé pour resserrer leur vagin et augmenter leur capital érotique, visant à accroître le plaisir sexuel masculin. Cet article décrit cette pratique et montre qu'elle est détournée de son objectif médical pour répondre à une demande sociale. Grâce à une observation participante de onze mois dans des maternités de Phnom Penh et à l’analyse des discours recueillis entre 2013 et 2016, il apparaît que cette pratique mutilante émerge dans un contexte de mutation du modèle conjugal et familial, où les femmes cherchent à limiter le recours de leurs maris à la prostitution.

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INDIA

The majority of maternal health interventions in India focus on increasing institutional deliveries to reduce maternal mortality, typically by incentivizing village health workers to register births and making conditional cash transfers to mothers for hospital births. Based on over 15 months of ethnographically informed fieldwork conducted between 2015 and 2017 in rural Assam, the Indian state with the highest recorded rate of maternal deaths, we find that while there has been an expansion in institutional deliveries, the experience of childbirth in government facilities is characterized by obstetric violence. Poor and indigenous women who disproportionately use state facilities report both tangible and symbolic violence, including iatrogenic procedures such as episiotomies, in some instances done without anesthesia, improper pelvic examinations, beating, and verbal abuse during labor, with sometimes the shouting directed at accompanying relatives. While the expansion of institutional deliveries and access to emergency obstetric care is likely to reduce maternal mortality, in the absence of humane care during labor, institutional deliveries will continue to be characterized by the paradox of “safe” births (defined as simply reducing maternal deaths) and the deployment of violent practices during labor, underscoring the unequal and complex relationship between maternal health policies and actual experiences of childbirth.

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